Le contrôle de gestion est l’activité visant la maîtrise de la conduite raisonnable d’une organisation en prévoyant les événements et en s’adaptant à l’évolution, en définissant les objectifs, en mettant en place les moyens, en comparant les performances passées et futures et les objectifs, en corrigeant les objectifs et les moyens1.


Le contrôle de gestion pense, propose et élabore des outils de gestion au service du management de l’organisation. Il permet de procéder à des évaluations de la performance, c’est-à-dire de l’efficience, de l’efficacité, des synergies, des gains de productivité et de la flexibilité. Si l’appréciation de la rentabilité reste généralement du ressort de l’analyse financière et des investisseurs (hedge funds, asset manager, OPCVM, petits porteurs, private equity, fonds souverains…) certaines approches telles que le tableau de bord prospectif (balanced scorecard) permettent d’anticiper son évolution future au regard des performances passées.

Le contrôle de gestion permet le contrôle, la mesure, la gestion et l’analyse de l’activité d’une organisation.
Des indicateurs seront suivis (mesurés) ainsi que l’écart de la situation (réelle) avec le but visé (valeur cible, budget à respecter). Il s’agit d’un contrôle non seulement au sens de vérification (évaluation), mais aussi au sens de pilotage (conduite), même si cette notion est porteuse d’une vision idéologique parfois critiquée (ou approuvée). Le credo discutable du contrôle de gestion est qu’on ne pilote que ce que l’on mesure, ou dit autrement « ce qui n’est pas mesuré ne peut être géré ». La mesure est donc capitale car elle permet le contrôle de la (bonne) gestion.

Afin d’améliorer le niveau d’intégration et la structure de l’organisation, le contrôle de gestion est parfois (souvent) aidé d’un progiciel de gestion intégré (PGI, ouEnterprise Resource Planning). Sur ce système d’information de gestion le contrôleur de gestion puise selon ses besoins dans la comptabilité analytique, lacomptabilité générale, la GPAO (Gestion de Production Assistée par Ordinateur), l’administration des ventes et les différents services: achats, production, reprographie… Les PGI représentent cependant des solutions lourdes et souvent difficilement maniables de telle sorte que des outils périphériques s’avèrent nécessaires bien que coûteux (outils d’informatique décisionnelle, de calcul de coûts, de tableaux de bord, web applications).

Le contrôleur est souvent issu d’une formation qui lui permet de mettre en adéquation les objectifs et les moyens grâce à une formation technique mais aussi généraliste. (ESC, BTS, IEP) Il beneficie au sein de l’entreprise d’une position charnière lui permettant de communiquer avec les services chargés du contrôle de la gestion des moyens, des performances et des objectifs.

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